Le village de NAKO

NAKO se trouve au Sud du BURKINA FASO, dans la région du Poni. Situé en pleine brousse (la ville la plus proche GAOUA est à 40 km par la piste), le village semble, pour nombre de choses, être oublié des instances gouvernementales, . Sa population vit essentiellement d’une agriculture rudimentaire et de petit élevage.
Les conditions climatiques sont extrêmes, les puits et les forages sont rares, et les outils manquent. La population est maintenue dans le dénuement du fait de l’absence de structures économiques, sociales et sanitaires, plongeant ainsi les habitants dans une précarité qui ne dit pas son nom.
A Nako, il y a deux écoles et un collège qui drainent des enfants venus de tout le secteur : certains font 7 km à pied pour venir à l’école (soit 14 km/jour) et chaque classe accueille une centaine d’enfants. Cependant, peu d’enfants sont scolarisés: 1 par famille au mieux. Le coût d’une année scolaire (1,50 Euro par enfant) étant trop élevé.
Beaucoup de jeunes s’expatrient durant la saison sèche (d’octobre à mai) dans les pays frontaliers (Ghana, Côte d’Ivoire notamment) pour gagner de l’argent. Les départs vers les pays voisins déstructurent les familles et enlèvent les bras valides pour des travaux sur place. Nombreux sont ceux qui rentrent au pays en très mauvais état physique et moral (sida, viols).
Les structures sanitaires se réduisent à des petits dispensaires tenus par des infirmiers et des femmes formées aux soins gynécologiques, mais il n’y a pas de médecin sur place, ni d’ambulance : quand il y a nécessité de transporter quelqu’un en urgence à la ville voisine, il est surtout fait appel aux prêtres et au véhicule paroissial (quand celui-ci est en état de marche). Ces dispensaires ne sont pas toujours bien approvisionnés en produits pharmaceutiques. Les prêtres ont constitué un petit stock de médicaments pour les plus pauvres qui ne peuvent acheter les remèdes au dispensaire. Les dons provenant de l’association Château-Nako permettent d’acheter des médicaments à Ouagadougou.